Circumpolaire

Une actu décalée de la Suède

D’humeur sécularisée…

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À qui profite le crime ? Eu égard aux autodafés de corans répétés dont la Suède subit les actes depuis quelques mois, il est difficile, à l’évidence, d’y répondre de manière tranchée. Mais à y regarder de plus près, les seuls qui puissent en tirer un quelconque bénéfice sont à la fois les auteurs de ces exactions blasphématoires et certains dirigeants peu scrupuleux de pays musulmans pour affirmer leur pouvoir. Qui d’autres a intérêt à souffler sur les braises, pourrait-on dire ?

Coran profané, drapeau brûlé…

La Suède campe sur la défense inconditionnelle de la liberté d’expression et s’attire à chaque profanation du livre saint des Musulmans les foudres des pays de l’OCI (l’Organisation de la Coopération Islamique) remontés comme jamais contre de tels actes. Situation insoutenable à la longue. Le gouvernement suédois a bien tenté d’intervenir pour stopper les provocateurs via des actions de police, la Cour suprême leur a donné tort. On ne s’immisce pas comme ça dans les arcanes de la législation en Suède.

La Suède aime se mettre en avant comme pays progressiste, pacifiste, mercantile éclairé, respectueux des autres… un havre idéal où il fait bon vivre. Se retrouver en paria de la moitié de la Terre, les Suédois n’y sont pas habitués et le vivent mal. Nombreux sont ceux qui souhaitent que Parlement légifère contre le blasphème. Pas si simple. Ça prend du temps et quoi mettre dans le texte pour que la loi soit efficace sans contrevenir à la liberté d’expression ? Un imbroglio juridique de taille. D’autant qu’une bonne partie de la population ne veut pas entendre parler de cet « ajustement » répressif à leurs yeux. Ce serait, en outre pour d’autres, se plier aux diktats des « fous de Dieu ». Les provocateurs ne semblent pas mollir et les débats sont vifs, mais finalement, on piétine tout en tâchant de gagner du temps.

La Suède n’est pas la seule dans cette situation. Son voisin, le Danemark, subit depuis des années la pression courroucée de pays musulmans hostiles à leur attitude irrespectueuse vis-à-vis du Prophète et ce depuis la publication des caricatures de Mahomet. Et ça ne va pas en s’arrangeant, l’extrême-droite en remettant à chaque fois une couche pour réanimer la colère des Musulmans.

La sécularisation n’oblige en rien à la profanation.

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