Circumpolaire

Une actu décalée de la Suède

D’humeur purgative…

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La Suède vit actuellement une période de purge intensive ! Épuration dans les instances dirigeantes des Démocrates de Suède (parti xénophobe anti-immigration d’extrême droite) et grand nettoyage à la tête du monde des affaires suédois.

Désormais troisième formation politique du royaume, les SD tiennent à apparaître pour ce qu’ils ne sont pas en réalité : des gens fréquentables. Il faut, pour ce faire, être en phase avec ce que l’on prêche, ne pas froisser l’électeur et surtout être propre sous soi ! Vu d’où la plupart des dirigeants de ce parti viennent, ce n’est pas gagné d’avance. Finalement, contraint et forcé, le parti a exclu 7 de ses membres (sur les 21 pressentis). La tolérance zéro, ça coûte, c’est le prix à payer de la pêche aux voix… Ce sont surtout des membres la section jeunesse des SD qui ont trinqué. Expurgés les numéros 1 et 2 pour leurs mauvaises fréquentations avec des groupuscules nazillons, leurs idées antisémites et leur nostalgie de l’illuminé à moustache-mèche. Coup de menton purgatif destiné à rassurer l’électorat (13 % aux dernières élections) des vertus qui drainent le parti et à marquer, pour les militants qui n’auraient pas bien saisi, que la gaudriole et le flirt poussé avec les néo-nazis, c’était des erreurs de jeunesse et un « détail » de l’histoire du mouvement.

Coup de balai purificateur aussi dans la plus puissante des sociétés d’investissements suédoise, Industrivärden. Purge occasionnée par un article publié dans le quotidien conservateur Svenska Dagbladet qui révélait les frasques pécunaires de certains grands patrons de l’Industrie suédoise, et notamment de l’utilisation privée de jets appartenant à leurs entreprises. Ainsi, celui qui était pressenti pour remplacer le président du conseil d’administration d’Industrivärden partant (pour cause d’agissements limites), Sverker Martin-Löf, son dauphin Anders Nyrén s’est vu damer le pion par Fredrik Lundberg, un pote de 30 ans qui lui n’a pas eu l’heur de mettre les pieds dans le jet de l’entreprise SCA (bois d’œuvre, couche-culotte, essuie-tout, papiers en tous genre). Les deux premiers nommés avaient été patrons de SCA et présidents de son conseil d’administration (voir d’humeur vénale de janvier 2015). Apparemment pas dans les petits papiers des actionnaires d’Industrivärden qui ont dû torcher le vote. Les deux potentats garderont néanmoins quelques jetons de présence dans d’autres entreprises et continueront de palper des retraites chapeaux… à six chiffres ! De quoi s’offrir des chapkas en zibeline !

N.B. SCA se porte comme un charme (le bois naturellement). Résultats extrêmement probants au premier trimestre 2015, parfaitement en phase avec les attentes du marché (310 millions d’euros). Dans le même temps, on apprend que l’usine SCA d’essuie-tout de Saint-Cyr-en-val dans le Loiret n’est plus assez rentable et va devoir fermer prochainement ses portes. Sont concernés, 119 personnes. Un coup d’essuie-tout et tout sera purgé.

Un Commentaire

  1. Sorry ! I’m on the same situation and does not know how to stop it. Il might have a friend who knows a bit better. I’ll ask him.

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