Où est passé le bon élève de la transition écologique ? Que s’est-il passé pour que le royaume scandinave se retrouve en queue de peloton des pays européens en matière d’émissions de gaz à effet de serre alors qu’il était loin devant après l’accord de Paris sur le climat ?
Une hausse de 7 % du CO2 en 2024 fera en sorte que le royaume ne sera pas en mesure d’atteindre ses objectifs de neutralité carbone à l’horizon 2030. Pas certain qu’il l’atteigne en 2045, comme les politiques le prétendent. Une situation qui résulte avant tout d’une modification drastique de la stratégie énergétique du pays. Suspension des subventions à l’achat de véhicules électriques, réduction notoire du budget consacré au climat, suppression des taxes sur le transport aérien, etc., etc. La droite et l’extrême-droite ne croient pas, ou si peu, au changement climatique !

Quoi ! Des rejets ?
Mais c’est surtout la réduction de la part de biocarburants dans le diesel et l’essence, pour baisser les prix à la pompe, qui a fortement contribué à l’accroissement des rejets de CO2. Difficile de concilier les promesses électorales et la réalité des engagements sur la neutralité carbone. Maintenant que la tendance à la hausse des rejets de CO2 est bien établie, ramener le royaume à respecter ses engagements initiaux, ne va pas être de la tarte. Les élections générales auront lieu en septembre prochain et les prochains vainqueurs risquent de dire comme Macron, « ça va coûter un pognon de dingue ! »